Sportif de haut niveau… et après ?

Être et vivre comme sportif de haut niveau… et après ? Et bien, c’est la question que ce

Le sportif de haut niveau a plusieurs batailles à mener, rester au top niveau mondial et se reconvertir

Michael Phelps (C) Tom Pennington_AFP

sont posés les pouvoirs publics quant à assurer l’avenir de nos grands sportifs. Cette réflexion a donné une loi promulguée en novembre dernier. En effet, sportif de haut niveau signifie, de facto, jeune et parfois très jeune carrière. Et pas moins de 50 % de ces athlètes s’avèrent être en grande difficulté financière !

Le sportif de haut niveau et l’histoire

Les Jeux olympiques 2016 se déroulent au Brésil. C’est la première du genre en Amérique latine. Et une première aussi, deux nouvelles disciplines apparaissent, le rugby à sept et le golf.

Les Jeux olympiques modernes sont apparus en 1896. Cela grâce au génie de Pierre de Coubertin. Grâce à son entregent, le 16 juin 1894, Jeanne de Remacle, soliste à l’Opéra, fut acclamée, à la Sorbonne par un parterre d’officiels du monde entier. Elle chantait alors l’hymne d’Apollon sous une musique de Gabriel Fauré. Dès le 23 juin, le congrès vota à l’unanimité le rétablissement des Jeux olympiques.

Le sportif de haut niveau et ses contraintes

Un ami, médecin du sport, m’expliquait les risques du dopage pour ces sportifs. Dans ce cas, les risques cardiaques sont multipliés par cinq à l’âge de 45 ans. Pourtant, nombre d’entre eux croient que l’argent gagné va alors tout résoudre !

Sport de haut niveau et retour sur investissement

Aucun sport n’est épargné par les risques d’accident tellement les contraintes sont nombreuses. De fait, un exploit en continu est difficile sans traumatismes divers, fractures, blessures…

Mais, de la pression de l’environnement à l’appât du gain, les messages contraignants sont nombreux. Et beaucoup vont raccourcir leurs congés pour ne pas perdre de leur “explosivité”. Cela fera autant de problèmes à gérer après, à commencer par la perte de moral.

Alors, à l’instar de l’entreprise, il s’agit de calculer le retour sur investissement (ROI). Mais il y a le ROI de son pays, le ROI de ses sponsors et son propre ROI. On comprend dès lors qu’il est difficile d’être positif, d’être bien dans sa tête et d’être bien dans sa peau ! D’où le surinvestissement de nombre d’athlètes.

Ici, le problème est dans le plaisir. En effet, nombre de sportifs de haut niveau représentent autant une fierté nationale qu’un enjeu mondial. C’est un enjeu pour la représentativité d’un pays, pour le tourisme ou pour l’estime de soi. Et gagner fait oublier, un temps, soucis, malaises, angoisses… Le sportif de haut niveau, comme beaucoup d’autres, se shoote à l’adrénaline que lui procure son sport.

A ce sujet, certains se souviennent de la victoire de l’équipe de France à coupe du monde de football 1998. La ferveur populaire de la France black, blanc, beur était alors à son comble.

Savez-vous que le commerce du sport de haut niveau représente 3 % du marché mondial ? A égalité avec l’automobile ? Mais tous les sportifs de haut niveau n’en profite pas, loin de là.

Sportif de haut niveau… et demain ?

J’en parlais lors de mon premier article sur la retraite, il est important d’anticiper l’avenir. Certains l’ont bien compris comme l’ex tenniswoman Amélie Mauresmo.

Amélie a très vite appréhendé l’importance du moral sur les performances sportives. Elle a anticipé, dans le même temps, sa capacité à rebondir quelque soit la suite de sa carrière. Amélie s’était donc dotée, à côté du staff habituel, d’un coach professionnel et coach de vie.

Car, bien qu’il soit posé un temps sur le “toit du monde”, le sportif de haut niveau a besoin d’être bien entouré. C’est à dire une famille compréhensive et aimante, un environnement stable, un staff aidant… Dans le cas contraire, tout peut arriver, entre les faits divers, la ruine, la dépression  et autres troubles psychologiques.

 Sportif de haut niveau et coach de vie Paris

En région parisienne, se situe la “Mecque” du sport de haut niveau c’est l’INSEP. L’INSEP travaille depuis de nombreuses années sur le suivi de nos sportifs de hauts niveau. Pour eux, le coach professionnel se transforme en coach mental ou en coach de vie suivant le besoin.

A l’instar de l’INSEP, beaucoup de coachs se préoccupent, comme moi, de l’avenir de nos grands sportifs. Leurs capacités physique, mentale et psychologique sont hors du commun. Mais, ils ne peuvent guère gérer seuls un travail très exigeant en pensant à un avenir dépendant de beaucoup d’aléas.

Ce qui reste, le sportif de haut niveau a toutes les qualités du professionnel d’entreprise : la compétence, la persévérance, l’endurance,  le dépassement de soi, etc. Parfois aussi, celle d’un patron…

Vous êtes sportif de haut niveau ? Vous en connaissez un dans votre entourage ? Discutons en !

Daniel Paraiso pour Even RH, la performance par l’humain !



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