Comment devenir manager, l’exemple du handball

Comment devenir manager ? Ce n’est pas forcément facile de répondre à cette question quand on sait qu’il n’y a pas de réelle école de management. Pour trouver des réponses, nous pouvons dresser quelques ponts entre le sport de haut niveau et l’entreprise. Par exemple avec le handballClaude Onesta, le manager de l’équipe de France de  handball étant l’un des sélectionneurs les plus titrés de l’histoire du sport en France, tout sport confondu.

Alors, comment devenir manager à partir des leçons du handball ? J’en noté quatre leçons :

Comment devenir manager demande certaines qualités que nous  pouvons trouver dans le handball. L'aide d'un coach professionnel Paris est aussi un plus.

Claude Onesta

  1. Faire confiance à son équipe
  2. Gagner en charisme
  3. Gagner en leadership
  4. Laisser le temps au temps

1) Faire confiance à son équipe

La réussite du manager, c’est une conjonction entre qualités, circonstances, opportunité et passion. Concernant la qualité, si le manager a un profond amour de l’humain, cela n’empêche pas l’exigence, bien au contraire. Car chacun doit être, non le meilleur, mais le professionnel plus adapté à son poste. Et le manager fait alors confiance à chacun.

Dans son rôle d’entraîneur, Claude Onesta tient compte des capacités de ses collaborateurs et de leurs complémentarités pour en faire une force. Car, il a bien intégré qu’une équipe peut être fragile. La solidarité est alors primordiale pour gagner ses challenges et rester durablement au sommet.

Notre sélectionneur a d’ailleurs une formule toute choisie pour évoquer cela « l’enfer, c’est toujours seul et sans les autres« . Le travail du manager est aussi de transformer les contraintes en opportunités. Là encore, Claude Onesta excelle. Pour cela, il sait se servir des compétences de son staff.

Claude Onesta, c’est un savant mélange de sagesse et de spontanéité, de prise de recul et d’impulsivité créatrice… Il sait faire confiance à une équipe mixte entre des professionnels expérimentés et de jeunes aussi fougueux que talentueux. Mais, comme en entreprise, on ne choisit pas toujours son équipe ! Pour autant, la notion du comment devenir manager passe par gagner un certain charisme.

Comment devenir manager ? Et bien, en sachant appliquer quelques méthodes aussi classiques qu'efficaces basés sur la confiance et le travail d'équipe.

Le manager ne doit pas rester seul

2) Gagner en charisme

Chaque victoire du manager avec son équipe devrait, de facto, ajouter à son charisme. Le charisme démontre alors la solidité du manager face aux enjeux, sa capacité à tenir dans la durée et à maintenir un haut niveau de performance de ses collaborateurs.

Le charisme d’Onesta est composé de simplicité, d’esprit d’équipe et d’honnêteté intellectuelle. Gagner en charisme pour un manager, c’est peut être aussi sa capacité à composer l’équipe la plus efficace sans autre considération que la capacité de l’équipier à performer pour l’équipe.

Et ce manager a su aussi favoriser l’esprit d’équipe, une somme d’individualités mais unies par une même passion, un même but. Et quand l’un vient à manquer de confiance en soi, il est porté par les plus expérimentés et par tous les autres…

Claude Onesta incite ses hommes à pratiquer l’humilité, il est lui même humble. Et la concurrence n’est jamais sous-estimée. Et ce manager se met en avant des ses collaborateurs joueurs aussi bien pour le jeu que pour les protéger d’aléas externes ; notamment lorsque l’un de ses joueurs était attaqué. Un vrai leader en somme !

3) Gagner en leadership

Si le manager sait insuffler de la motivation et de l’envie à ses collaborateurs, il a aussi ses qualités et ses faiblesses, ses certitudes et ses doutes. Le dirigeant qui en a bien conscience sait s’entourer en conséquence. Comment devenir manager passe ainsi par l’acceptation de soi et la connaissance de soi.

Avoir du leadership n’empêche pas de faire confiance à ses collaborateurs, bien au contraire. Le manager peut ainsi s’appuyer sur un proche collaborateur mais, sans s’absoudre de ses responsabilités. On l’oublie trop souvent, le manager peut déléguer une partie de ses tâches mais, il reste seul maître à bord et donc seul responsable !

Mais, au delà d’un duo de choc, une des principales qualités d’un manager est de forger une véritable équipe en mouvement, une somme de qualités individuelles et homogènes au service du collectif.

Concernant Onesta, il agit à la fois sur un mode collectif et un mode collaboratif. Ainsi, ses joueurs peuvent donner leur opinion sur les stratégies de conquête de l’équipe et sur la manière d’y arriver. Car ce sont bien les équipiers qui sont sur le terrain et qui s’approprient les tactiques de jeu apprises.

Ainsi, quelques joueurs représentatifs du groupe participent régulièrement aux stratégies d’organisation à mettre en place pour la réalisation des objectifs de l’équipe de France de handball. Autre atout, ces joueurs capitalisent aussi, au profit du groupe France, le vécu au sein de leurs clubs respectifs. De la même, le nouveau collaborateur d’une entreprise apporte et du sang neuf et d’autres pratiques lesquelles, utilisées à bon escient, ne peuvent qu’apporter une belle valeur ajoutée au management.

Je reste convaincu qu’en responsabilisant les acteurs principaux, on se donne les moyens de gagner. – Claude Onesta

Ainsi, au delà du collaboratif, il s’agit bien pour le management de savoir déléguer, non pas ses propres responsabilités, mais les tâches qui constituent une valeur ajoutée pour l’ensemble. Le manager ne sait pas tout mais il est là pour que cela réussisse, pour que son équipe fasse un tout cohérent tourné vers l’objectif et fixé sur le résultat à obtenir.

Pour y arriver et pour que l’ensemble perdure dans l’efficacité, voire l’efficience, le manager repère et suscite les synergies. A travers la délégation, il donne aux collaborateurs l’autonomie dont ils ont besoin pour s’exprimer pleinement ; il libère ainsi au mieux les énergies, donne et redonne confiance de la même façon qu’il suscite cette confiance. Et quand une valeur sûre de son équipe  s’en va, il sait faire jouer le lien intergénérationnel pour conserver et faire perdurer l’excellence.

4) Laisser le temps au temps

Avant de produire les résultats que l’on connaît, Claude Onesta avait failli être limogé. On mesure aujourd’hui quelle aurait été la perte pour le sport mondial d’une telle erreur. Le manager a besoin d’un minimum de temps pour mener à bien sa ou ses missions. C’est une des choses à négocier dès sa prise de poste.

Comment devenir manager

Car le manager est à la croisée des chemins au sein de l’entreprise. D’un côté, il doit gérer des collaborateurs demandeurs autant d’autonomie que de direction à suivre. De l’autre, faire avec une direction qui ne sait pas toujours où elle veut aller… tout en réclamant toujours plus de résultats. Encore une fois Onesta a parfaitement réussi ce tournant en sachant miser sur l’équipe, véritable bras de levier de la réussite de toute organisation.

Allier leadership et charisme, c’est être au centre et à la périphérie de l’action. Au centre, vous êtes le leader qui se met en avant moins pour la gloire que pour préserver ses hommes  ; en périphérie, vous êtes le manager qui sait donner l’autonomie nécessaire et suffisant pour que ses collaborateurs prennent la pleine mesure de leurs responsabilités et apportent leur valeur ajoutée à l’ensemble.

Comment devenir manager à partir des leçons du handball, c’est donc allier simplicité  et art de déléguer, de responsabiliser. Et chaque étape victorieuse ajoutera à votre leadership et votre charisme. Car je reste intimement persuadé que tout manager possède ces deux qualités en lui.

Vous demandez-vous comment devenir manager ? En tout état de cause, comment envisagez-vous ce rôle de manager ? Quels sont les critères d’un bon manager pour vous ? Contactez-nous.