Le succès est un état d’esprit

Je vais vous conter ici un fragment d’histoire d’une machine formidable, d’une machine particulièrement sophistiquée. Personne au monde n’a jamais rien créé de semblable depuis son premier modèle. Certes, son aspect et ses fonctionnalités ont considérablement évolué au fil des siècles ; toutefois, il reste d’une fragilité extrême. Je veux bien sur parler de l’être humain, une machine si forte et si faible à la fois si avancée et si primaire. Le problème de l’humain ? Comme toutes les machines très évoluées, il est très sensible et il peut s’enrayer à la moindre sollicitation. Bien sûr, il y a tout de même bien des différences entre l’être humain et une véritable machine ; et il y a une différence notable car l’être humain n’a vraiment besoin de personne pour s’enrayer, pour se détruire et pour se déconsidérer !

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Alors, puisque la belle machine que nous sommes est douée de pensée, quelle est la préparation mentale la plus adaptée dans un plan de développement personnel ?  Plusieurs pistes sont possibles pour y arriver, je vais vous en proposer une qui va se dérouler en quatre étapes et autant de postures. Il s’agit respectivement de rester soi-même, de cultiver l’optimisme, d’avoir l’esprit de réussite et d’apprécier son bien-être.

1) Rester soi-même

Le succès est un état d’esprit. Si vous voulez réussir, commencez par penser à vous en tant que gagnant. – Joyce-Brothers

Comment faire pour rester soi-même quand tout s’agite autour de soi ? Avant d’aller plus loin, j’ai noté des scènes réellement vécues ou des paroles entendues par des parterres de managers que j’ai eu l’occasion d’animer. Je n’ai noté que les éléments qui avaient été soigneusement recueillis. Ces paroles ont été prononcées à l’encontre aussi bien d’enfants que d’adultes ; elles concernent donc tous les âges de la vie :

A un enfant de 6 ans recopiant les paroles d’amour de sa chanteuse préférée “Mais, qu’est ce que c’est que ces cochonneries, tu veux devenir proxénète ou quoi ? ». Vous remarquerez la relation… inexistante de cause à effet ainsi que la distorsion entre la violence des mots parentaux face à un imaginaire d’enfant (on peut ici remplacer le terme “mots” par maux).

A un étudiant à qui l’on remettait un devoir de philosophie “Elève Tartempion, votre devoir est affligeant, aussi affligeant que le zéro pointé que je vous ai mis.” Au moins ce professeur a su reconnaître à quel point il était affligeant.

A un cadre au moment de son évaluation annuelle “Cher monsieur, je n’entends jamais parler de vous, vous êtres parfaitement insignifiant alors, je ne vous mets pas de points puisque je ne vous connais pas.” On peut multiplier à l’infini ces exemples qui sont comme autant d’injonctions tendant à empêcher l’être humain de devenir lui-même. Alors comment rester soi-même quand, tout au long d’une vie, autant d’injonctions négatives nous sont jetées à la figure ? Tout le monde n’a pas forcément suffisamment de charisme pour dépasser ces messages contraignants ;  ou de leadership pour ne pas se faire imposer les messages contraignants subis de son entourage (lire ou relire à ce sujet mon article sur le leadership).

Pas d’inquiétude, il existe nombre de possibilités permettant de garder son intégrité morale et psychique. Il y a le mode auto-persuasion “je suis le plus beau ou la plus belle, le plus sympa, le plus sexy et le plus riche ; super je suis même tout cela à la fois !” J’ai souvent entendu ce type de paroles positives des lèvres de Irina Promptova, éminente pédagogue russe et longtemps professeur au GITIS (situé à Moscou, le GITIS est une université russe d’art théâtral, c’est la plus ancienne et la plus grande école de théâtre de Russie). Irina a silloné, pendant une vingtaine d’années, le monde entier pour former des formateurs à des techniques particulièrement étudiées de performances de la voix. Pour Irina, la voix performe notamment grâce aux zones de résonnance de l’organisme, au renforcement musculaire de celui-ci et à une connaissance aussi bien scientifique qu’intuitive de l’être humain et de son corps.

Quand j’ai connu Irina, elle avait 63 ans et chaque jour de sa vie, avant de pénétrer le matin dans la salle de travail, elle se répétait à loisir des phrases telles “je suis jeune et belle, j’ai des jambes fines, un beau corps et un cœur sain…” Irina avait bien entendu conscience de son surpoids, de sa jeunesse passée et du temps qui passe ; simplement nous disait-elle, elle se mettait en psychologie positive pour bien démarrer toutes ses journées et toujours ne regarder que le verre à moitié rempli. C’est extraordinaire comme j’ai pu ressentir les bienfaits que faisaient sur mon corps, ma voix et mon psychisme de simples paroles de paix pour moi-même !

Nous sommes tous des femmes et des hommes citoyens du monde et y méritons donc pleinement notre place. En pleine conscience, nous avons donc la capacité de nous accepter tels que nous sommes et nous pouvons nous donner toujours et encore le moyen d’évoluer vers du mieux ; pas forcément le moyen d’être le ou la meilleure, mais celui d’être meilleur pour soi, en faisant du moindre succès un état d’esprit. Cela est vrai à condition, pour le moins, de restaurer un minimum d’estime de soi ; c’est un des tenants de l’intelligence émotionnelle.

Et plus vous croirez en vous, plus vous vous sentirez capables de vous permettre des choses encore insoupçonnées jusqu’alors…

2) Cultiver l’optimisme

S’appliquer la méthode Coué comme le faisait Irina Promptova est aussi simple à faire qu’efficace. Et Irina est une référence dans son genre pour avoir formé parmi les plus grands chanteurs et acteurs russes et internationaux. Irina avait très vite compris l’importance de cultiver résolument une forme d’optimisme. En effet, l’optimisme est régénérateur et source d’énergie ; l’optimisme aide aussi à éloigner les maladies, à réussir des choses que l’on croyait jusque là impossible. Alors, en ce sens qu’est-ce qui vous empêcherait d’être vous même ?

Les raisons qui empêchent l’être humain de rester son premier leader et de cultiver l’optimisme sont diverses et il faudrait pour le moins l’épaisseur d’un livre pour espérer traiter entièrement ce sujet. C’est par exemple une faiblesse dans l’affirmation de soi ; vous fuyez alors systématiquement les atmosphères potentiellement sources de tension où vous avez peur de risquer la moindre dispute ; pour l’extérieur, cette attitude peut éventuellement refléter une qualité mais, à quel prix ? Le feu que vous évitez à l’extérieur a alors toutes les chances de vous dévorer de l’intérieur. Et n’oublions pas que l’affirmation de soi est très lié à son homologue pour lequel j’ai écrit dans un précédent article, la confiance en soi.

Vous voulez une autre raison pour exprimer la difficulté potentielle de l’humain à cultiver l’optimisme ? Eh bien si vous ne pouvez vous empêcher de juger constamment autrui, ça va être compliqué en effet de trouver un semblant d’optimisme. Quel bénéfice peut-on trouver à critiquer systématiquement ce qui est dit ou fait voire même pensé par les autres ? Outre que cela peut avoir une influence dans le cadre de son travail, au sein de son entreprise, la critique continuelle est plutôt propice à provoquer du malaise et à ajouter de la tension ici et là.

Une question vient alors à l’esprit, avez-vous envie de changer et mettre un peu plus de bienveillance dans vos propos ou non ? Si la réponse reste non, continuez, c’est votre choix, je le trouve regrettable mais c’est votre choix assumé en âme et conscience et donc respectable pour moi. A contrario, il sera bon de vous questionner sur vos peurs des apparences et des responsabilités. Il serait bon de vous questionner également sur votre rapport à l’échec. Apparence, responsabilité et échec forment comme autant de messages contraignants que vous vous imposez à vous mêmes et que vous imposez aux autres… Je vous laisse réfléchir sur ce sujet.

J’ai parlé de la prise de responsabilité ; vous ne pouvez pas savoir comment on peut se sentir bien quand on a la sensation d’avoir pris la mesure de ses responsabilités. Même si les choses ne tournent pas tout à fait comme on le voudrait, cette sensation est à même de nous procurer un regain d’optimisme qui ne demande qu’à durer. Dans le cas contraire, le problème est peut être à rechercher dans votre capacité à vous engager et à garder confiance en soi.

La peur est une constante d’un manque d’engagement : “j’ai peur de me marier, j’ai peur d’une vie de couple” ; “j’ai peur de devenir père ou mère”, “j’ai peur de manager, cette seule perspective m’angoisse” ; “j’ai peur d’être un leader”, “j’ai peur d’être un professeur” ; “j’ai peur de m’engager dans un projet”, “j’ai peur de savoir qui je suis vraiment“ ! Avec de tels états d’esprit, on est souvent à se poser les mêmes questions sans jamais avoir vraiment la réponse puisque je n’en fais rien. Je caricature un peu le trait mais, par expérience, pas trop malheureusement.

Une telle attitude de peur face à l’engagement est souvent elle-même associée à une grosse tension intérieure. Une trop forte tension intérieure peut amener à la maladie. En deçà, pour changer positivement d’attitude, on rentre dans un coaching individuel, éventuellement aidé par un coach de développement personnel. Ce coaching personnel a pour principal bénéfice de permettre une meilleure et plus rapide prise de recul sur soi.  Ce développement personnel coaching améliore également le rapport à l’autre comme avec son état intérieur.

3) Avoir l’esprit de réussite

Il peut s’agir d’une réussite pour gagner contre l’autre mais plus prosaïquement contre sa propre ombre. Un des éléments moteurs de cette réussite, n’oubliez pas que le succès est un état d’esprit, c’est le sentiment d’être reconnu. La reconnaissance est un carburant fondamental de l’excellence humaine. La sensation d’être reconnu à sa juste valeur alimente ainsi positivement l’estime de soi tout en donnant un regain d’énergie à la personne qui reçoit cette reconnaissance.

L’enfant se sentant aimé et reconnu prend ainsi un max de confiance au moment d’entrer dans l’adolescence et plus tard dans la vie active ; le professionnel dont on reconnait les compétences va redoubler d’effort pour contribuer à la bonne marche de l’organisation qui l’emploie ; et chaque individu sera plus conciliant.

N’oublions pas tout de même, la personne qui devrait nous être la plus reconnaissante au monde pour ce que nous sommes, pour notre volonté à être et à agir et pour notre qualité de citoyen du monde… c’est nous !

4) Apprécier son bien être

Ah bon, vous ne le saviez pas que le bien être était en vous et autour de vous ? Mince alors car le bien être aussi est un état d’esprit. Déjà, n’attendez pas que ce soit les médias qui décident, sur plusieurs milliards d’êtres vivant sur terre, avec des cultures, des schémas mentaux et des focus totalement différents, de qui est la plus belle femme du monde ou la plus sexy, le plus mignon ou le plus masculin.  Rappelez vous d’Irina Promptova et soyez persuadé que c’est vous la plus belle, vous le plus sexy… et vice-versa.

En fait, l’humain, somme de valeurs et de croyances, se crée facilement un monde à lui où seules les vérités qui l’arrangent resteront vérité. Alors, autant se créer de belles vérités non ? Ainsi, nos croyances vont dicter nos comportements et ces comportements vont influencer notre entourage. L’entourage considéré nous renverra un retour en conséquence qui ne manquera pas de renforcer ces croyances. Ainsi, plus vos comportements seront positifs, plus les retours que vous aurez auront toutes les chances d’être positifs.

Ce que je veux exprimer ici, c’est la nécessité de réveiller sa conscience, conscience de soi, conscience de ce qui se passe autour de nous, conscience que la réponse, les réactions des autres dépendent, pour beaucoup de nos agissements propres. En effet, nous sommes notre premier effet placebo.

L’être humain possède en lui les moyens de vivre heureux et en bonne santé. Pour réussir à cultiver durablement l’optimisme et conserver votre bien être, vous devrez parfois vous séparer des personnes nocives pour votre intégrité ; et vous entourer de ceux qui croient en vous et cela, même si leurs conseils, quand ils existent, ne sont pas toujours pertinents.

Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu’à nous-mêmes et d’apporter quelque chose à l’humanité, même très humblement, même si c’est infime. Une petite plume d’oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres. – Laurent Gounelle

Ces écrits de Laurent Gounelle sont tirés de son livre “L’homme qui voulait être heureux.” Il exprime aussi le fait que, pour bien réussir sa vie, l’humain doit être à l’affût de ce qu’on ressent et agir selon ses valeurs…

Plus loin, il s’agit, qu’à l’heure de notre mort, nous ne devrions pas regretter plus de 30% de ce que nous auront fait sur terre. Et nous regretterons d’autant moins nos faits et nos actions sur cette belle terre que nous aurons vécu avec volonté et pleine conscience. Alors plutôt que de dire “comment faire pour changer sa vie”, il est bien mieux d’exprimer comment la rendre encore plus belle ; soyons reconnaissant à la vie de nous avoir permis de la connaître au merveilleux jour de notre naissance où nos sens ont frémi pour la première fois quelque part dans l’immensité du monde !

A travers ces quelques écrits, j’espère vous avoir persuadé que “le succès est un état d’esprit” est bien plus qu’un slogan, une réalité objective qu’il vous appartient d’entretenir malgré les aléas immanquables d’une vie. Vivez avec passion et buts, entretenez vos moments de joie même les plus simples comme un petit vent qui vous caresse la joue, le soleil qui vous réchauffe le corps, la fleur qui pousse parfois même en plein milieu du désert. Multipliez intérieurement tous ces moments de joie de votre vie pour enchanter l’existence.

Connaissez vous le meilleur gage de la réussite pour un adulte ? C’est garder quelque part son âme d’enfant pour s’extasier devant des choses simples, rire pour le plaisir,  se montrer curieux pour tout ce qui forme l’environnement, pour agir en décalage sans toujours se poser la question du pourquoi…

Savez vous quel est le meilleur moyen de vous attirer de bonnes choses ? Eh bien c’est de vous concentrer sur elles et être persuadé(e) qu’elles vont vous arriver. Plus vous penserez positivement en toute occasion et plus il vous arrivera les choses les plus belles et les plus agréables qui puissent être.

Si vous penser qu’un coaching individuel peut vous aider à aller plus loin dans votre capacité à positiver et à croire en vos potentialités, parlons-en simplement.