Chercher du travail et trouver un emploi

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Trouver du travail, ça s’apprend

Comment trouver du travail ? Et au delà, comment trouver un emploi pérenne ? De chaque côté de l’échiquier, bon nombre de personnes se pose cette question de trouver qui le bon professionnel pour occuper un poste, qui l’organisation la plus à même de lui permettre de s’épanouir en lui permettant de mettre en œuvre ses compétences.

En deux articles, je vais tâcher de dresser une première approche de ce fabuleux monde de l’emploi. Le prochain article parlera de ceux qui sont tant des pourvoyeurs (entreprises, organisations) que des facilitateurs (institutions) de l’offre d’emploi. Dans ce présent article, nous allons donc nous intéresser à la ressource humaine potentielle des entreprises.

Quatre règles d’or sont intéressantes à étudier pour trouver son prochain emploi. Si le terme demandeur d’emploi est un terme fréquemment utilisé, il cache une réalité ; cela en mettant celui qui recherche un emploi en état de soumission. Effectivement, certaines entreprises vous feront peut être croire que vous ne dépendez que d’eux ; pour autant, pensez-vous qu’ils recrutent pour le simple plaisir de recruter ?

Qu’il s’agisse d’une offre d’emploi cadre ou autre, une entreprise ne recrute que des professionnels qui seront pour elle une vraie valeur ajoutée ; en d’autres termes, votre embauche devra lui apporter, a minima, 50% de plus que ce que vous lui coûtez pour tenir compte ne serait-ce que des charges patronales ! Notamment pour cette raison, nos plus petites entreprises ont assez de mal à recruter tant qu’elles n’ont pas un minimum de certitude sur l’avenir de leur secteur d’activité. Si vous ajoutez à cela, l’incertitude quant à vos compétences réelles, vous comprenez que le patron a aussi ses préoccupations ; sans un minimum de rentrée d’argent, son entreprise ne peut pas survivre…

Vous êtes donc moins un demandeur d’emploi qu’un offreur de compétences. Vous allez offrir votre savoir, celui qui vous permet d’assumer le poste à pourvoir ; vous allez offrir votre savoir faire, votre envie de réussir ; votre motivation et votre écoute active seront alors de beaux atouts. Vous allez offrir votre savoir être et mettre en avant votre esprit collaboratif pour vous intégrer dans les meilleurs délais dans le staff soit dans l’équipe.

Bon, ceci étant dit, n’oublions pas notre postulat de départ “comment trouver du travail ?”. Je vous propose donc ces quatre règles d’or pour trouver votre prochain emploi, il s’agit :

  1. de bien définir vos objectifs
  2. de cultiver en quelque sorte la pensée positive
  3. de planifier votre action vers l’emploi
  4. d’assimiler quelques points simples mais fondamentaux

 1ère règle d’or : définir son objectif

Que vous soyez nouveau sur le marché de l’emploi ou non, que vous soyez un professionnel en reclassement ou en reconversion (cf. mon article sur la reconversion), c’est un moment idéal pour mettre les choses à plat ; peut-être pour oser prendre une direction que vous n’aviez pas osée jusqu’à présent ? Et pourquoi pas pour faire le point sur votre mission de vie et votre objectif professionnel ?

Parmi les questions à se poser à cette étape de définition d’objectif, on peut citer certaines assez importantes “Quel est votre idéal pour votre avenir professionnel ?” “Si tout ne dépendait que de vous, quel serait le métier de vos rêves ?” “Est-ce que vous êtes prêt à sacrifier ceci ou cela pour réussir à décrocher votre prochain job ?” Sans oublier cette question insidieuse “Avez-vous vraiment envie de réussir ?”

Pus avant, il s’agit de bien définir vos priorités face à des enjeux et à des contraintes de toutes sortes mais habituelles ; je veux bien sûr parler des contraintes personnelles ou sociales. Et comment transformer ces contraintes éventuelles en opportunités ? Car de ces questions dépend votre stratégie de conquête de votre prochain emploi (ou de votre prochaine entreprise).

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Sortir de l’ombre pour trouver son emploi

Votre projet professionnel tiendra compte de toutes ces données et de l’énergie que vous êtes capable de déployer. Vous rencontrerez certes autour de vous des personnes toutes pleines de bonne volonté pour vous aider, vous aiguiller mais, pas pour trouver du travail à votre place.

Et puis, faire preuve de bonne volonté ne veut pas dire être spécialiste. Régulièrement, j’entends les personnes que j’accompagnent, dès qu’arrive la phase CV “mais, à chaque fois que je confie mon CV à quelqu’un, il me dit quelque chose de différent, je ne m’y retrouve plus !” Effectivement, au cours de plusieurs années d’expérience dans le domaine du recrutement, j’ai  pu me rendre compte à quel point il y avait presque autant de citoyens que de conseillers en recrutement.

Parmi ces conseillers en herbe de l’emploi, vous trouvez même des personnes qui ne se sont jamais battues pour trouver un emploi ; et même ceux là ne sont pas forcément de bons conseillers en emploi ; en effet, ils se sont certes battus pour avoir un job mais, avec leur personnalité qui ne peut être la vôtre et dans un certain cadre qui n’est pas forcément reproductible. Il y a aussi des personnes, certes des professionnels, mais qui n’ont quasiment jamais pénétré dans une entreprise. J’écrirai prochainement un article spécifique sur la production d’un CV de conquête. Car le CV, encore plus que la lettre de motivation, répond à un certain nombre de logiques.

Au delà des aides possibles sur la vente de soi-même, sur la compréhension des leviers du marché du travail comme celle du marché caché de l’emploi, il s’agit de bien prendre conscience que le premier moteur de votre évolution professionnelle, c’est vous. Oui vous et votre comportement, votre mental et toutes les attitudes que vous allez adopter.

Alors, votre objectif est bien cadré dans la perspective de trouver un emploi cadre ou salarié ? Eh bien, plus il y aura des aléas le long de votre parcours vers l’emploi, plus il sera important de cultiver une pensée la plus positive qui puisse être.

2ème règle : cultiver une pensée positive

Vous désirez trouver un premier emploi ou un emploi pérenne ? Vous êtes en pleine reconversion professionnelle ? Quelle que soit la raison de votre demande d’emploi, pardon, de votre offre de compétences, vous n’aurez pas trop de difficulté si vous avez une belle estime de vous, une estime de vous raisonnable mais bien ancrée.  En effet, toutes choses égales par ailleurs, une bonne estime de soi confère à son possesseur une confiance assez solide pour s’engager dans le sinueux chemin de l’employabilité. Et comme je le relate dans un autre blog,  la confiance en soi ne se décrète pas.

Donc, si vous avez la conviction d’avoir de belles choses à offrir à un futur employeur, si vous êtes persuadé qu’un poste en adéquation avec vos compétences vous attend quelque part, alors foncez ! Oui, foncez mais, avant cela, il est nécessaire de préparer un peu le terrain.

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Quel manager serez-vous ?

Oui, plus votre approche sera stratégique, plus vous mettrez les chances de votre côté et serez en mesure de gagner votre challenge. Cette approche passe par un certain nombre de questions incontournables, je vous en confie quelques unes ici. Par exemple, pouvez vous me dire quel type d’emploi vous convient le mieux aujourd’hui ? Et dans quel domaine ? Et pour quel type d’organisation, de société ? Pour une collectivité ? Pour une organisation internationale ?

La réponse à ces simples questions ne dépendent pas seulement de vos compétences, on est bien d’accord. Et vous êtes vous déjà posé la question du nombre d’heures hebdomadaires que vous êtes et capable et en volonté de vouloir produire chaque semaine?

Réfléchissez bien à la question avant de répondre, elle n’est pas si anodine que ça…

C’est bon, vous avez dans l’esprit l’emploi qui vous attend super ! Essayez maintenant de vous définir dans le poste, qu’y faîtes vous et avec qui ? Et comment pensez-vous gérer votre intégration une fois dans la place ? La réponse à ces dernières questions donne des éléments de réponse à deux interrogations parfois oubliées des recruteurs et dont on parlera dans mon prochain blog, votre capacité à assimiler le futur poste et à intégrer une nouvelle équipe de travail. Et au delà, vos réelles motivations…

Une dernière question, si vous ne croyez pas suffisamment en vous, en vos compétences professionnelles, comment voulez vous que l’agence de recrutement ou le professionnel chargé du recrutement dans une entreprise y croie ?

3ème règle : planifiez son action vers l’emploi

Vous avez défini votre objectif, vous avez conscience qu’un poste de travail en adéquation avec vos compétences vous attend quelque part. Je passe sur tous les classiques de la préparation à l’emploi qui pourront faire l’objet d’autres blogs pour m’intéresser plus ici à l’état d’esprit et à la structuration globale des actions à mener pour trouver un travail durable.

La planification est un acte important dans pratiquement tous les domaines. En effet, la planification rentre dans la structuration de toute démarche et donc dans celle de votre vente de vos compétences professionnelles. Et là, je vais écrire quelque chose qui va en faire encore faire bondir plus d’un, il vous faut programmer votre date d’embauche!

Eh oui, je vous ai parlé de pensée positive, je vous ai précisé que plus votre stratégie pour trouver votre futur emploi sera travaillée plus vous serez en mesure de posséder et de conserver cet état d’esprit. Mais, cela n’est pas facile je le reconnais ; entre la pression familiale, les traites à payer, les enjeux divers dont on se croit les garants, c’est tout un inventaire de messages contraignants qui sont des freins pour qui désire véritablement garder la foi. Pourtant, la pensée positive est, pour moi, le premier challenge à relever dans toute conquête de l’emploi à venir.

4ème règle : quelques points clefs pour l’emploi

Bon, malgré toutes vos vicissitudes, vous avez réussi à décrocher un entretien d’embauche. Les points clefs que nous allons aborder ici sont basiques mais importants. Et puis, en dehors des mains moites, de la flaque d’eau qui voudrait se répandre sous vos pieds et des petits tremblements à la commissure de vos lèvres, tout va bien, non ?

Vous pensez être le meilleur homme ou la meilleure femme à ce poste ? Vous aimeriez que votre employeur potentiel sache en tirer parti tout en vous respectant ? C’est bien, super. Et dans quel état d’esprit est le recruteur de l’entreprise qui vous reçoit d’après vous ? L’entreprise a des charges diverses qui tombent tous les mois et qu’elle doit assumer de payer. Et dans les charges, il doit aussi tenir compte de votre future rémunération. Et si en plus cette entreprise est dans un marché plutôt concurrentiel comme c’est souvent le cas, elle n’est pas toujours certaine des lendemains, ces lendemains qui peuvent chanter… ou sonner le glas de la société et de tous ses salariés.

Vous comprenez tout cela je le sais mais, il faut aussi l’intégrer lors d’un entretien d’embauche. Car si vous avez vos craintes, sa crainte à l’employeur potentiel c’est de se tromper sur votre personne. Vous êtes donc à égalité dans les craintes. Votre part de responsabilité à vous est donc est de rassurer le recruteur sur vos qualités professionnelles et sur votre volonté de servir l’entreprise comme vous aimeriez qu’en retour que l’entreprise respecte vos valeurs.

Et la première des valeurs, oubliée bien plus souvent que l’on croit, c’est la politesse. Même si vous avez perdu un peu de mémoire en cours d’entretien de recrutement, les premiers points clefs sont des mots clefs:

  • Bonjour madame, monsieur.
  • Je suis monsieur ou madame untel et je viens pour l’annonce de…
  • Merci de me recevoir.
  • Fil de la discussion.
  • Merci de m’avoir reçu.

Ces formules de politesse ont la double vertu de poser les bases de la discussion et la contextualiser.

Par ailleurs, je me rends compte que trop d’offreurs de compétences restent très passif durant un entretien. En effet, ils se contentent le plus souvent de subir la discussion comme ils auraient choisi d’aller au purgatoire. Vous aurez d’autant plus intérêt à être acteur de la discussion que vous aurez postulé pour un emploi cadre et surtout un emploi de manager. Il ne s’agit pas de demander, bille en tête, le montant du salaire mais bien de poser d’abord des questions opérationnelles montrant et votre compréhension du poste et votre motivation pour ce poste de travail.

Petite approche sur les jeunes professionnels

Certains d’entre vous acceptent tous les stages qui se présentent, ce n’est pas toujours facile de faire autrement mais c’est assez piégeant. Vous avez une valeur certaine pour l’entreprise et des atouts formidables à lui offrir si ces atouts sont utilisés à bon escient.

Il y a en effet plein de qualités que vous pouvez mettre en avant, outre votre belle énergie. Par exemple, il y a votre capacité à intégrer bien plus facilement que les anciens tout ce qui touche à l’informatique et au numérique. Vo tre flexibilité aussi peut vous permettre de vous adapter à différents postes.

Au delà, n’oubliez pas que vous votre savoir est la résultante de tout ce qui a existé et été créé avant vous…

Petite approche pour les seniors

Ce jeudi 9 avril avait lieu le salon des seniors à Paris. Un reportage sur le sujet faisait le constat que la région parisienne comptait 150 000 seniors demandeurs d’emploi. Un journaliste d’une grande chaine de télévision française avait été dépêché pour l’occasion. J’avoue avoir été très étonné par la non réaction du journaliste à la suite de la question qu’il avait posée sur l’état de sa recherche d’emploi à un senior présent au forum. La réponse a été “J’ai du envoyer entre quatre mille et cinq mille CV sans résultat; c’est finalement grâce au bouche à oreille que j’ai pu obtenir un CDD.”

Et vous que pensez-vous de cette réponse ? Quelle est l’utilité pour un senior de “balancer” son CV cloné un peu partout ? Sans compter que cela a du lui couter !

Petite approche pour les cadres de la fonction publique

La France a voté récemment pour de profonds changements quant à la fonction publique territoriale : moins de régions, des communautés de communes et des communautés d’agglomération qui changent sans avoir toutes les règles du jeu… tout cela arbitré par des joutes politiques et autres transitions de pouvoir.

Dans ces embardées de l’histoire à la française, nombre de cadres de la fonction publique se retrouvent malmenés et pas forcément par le camp politique adverse. Pour eux, pratiquer la pensée positive c’est aussi se créer une planche de salut pour dépasser ces problématiques et conserver un minimum de sérénité. Je n’espère pas à ces cadres, même s’ils sont pour la plupart protégés par leur statut, de se retrouver du jour au lendemain sur un siège éjectable mais, prévoir c’est aussi anticiper.

Si vous désirez mettre en place une stratégie pertinente pour envisager votre avenir professionnel, parlons-en.